Débat sur la toile sur la réussite des noirs

Article publié initialement sur BlingcoolNCie…

Bon comme vous l’a annoncé le maître des lieux, le blog ferme ses portes d’ici cinq jours. Même si cette plateforme va me manquer (et que j’ai préféré la lire que d’y écrire *J’avoue tout!*), je pense que c’est une sage décision. Il est vrai qu’au final, on a pas beaucoup écrit…Néanmoins, je ne résiste pas à l’envie de publier ce dernier billet, léger mais un peu relevé ;) , en espérant qu’il vous amusera.

Ça fait un moment donc que j’ai envie d’écrire ce billet. L’envie m’en a piqué, quand le débat sur l’entreprise coulante de celle-dont-on-ne-doit-pas-citer-le-nom (aka Hapsatou Sy pour ceux qui n’ont rien suivi) faisait rage sur Twitter. Lorsque les « noirs » parlent des business des autres noirs,  de l’émancipation de ces camarades de couleur marron, de la réussite de ses compagnons de même couleur, tournez ça comme vous voulez, j’ai remarqué que le débat prend toujours la même tournure, vous trouvez pas?

Que l’on parle des gérants de restaurants africains (Hmm hmm), de Mokobé qui décide de faire de la niafoulogie son fond de commerce, ou encore du mérite que devrait avoir ou non une femme comme Beyoncé, on peut avoir à peu près la même discussion…

Donc, une personne va lancer le débat sur le sujet qui fâche, peu importe que cette personne soit pour ou contre, et peu importe le contenu du premier message (sur Twitter/Facebook/Forum/même Hi-5 si vous voulez *Ca existe encore ce truc là?*).

Un protagoniste va intervenir pour dire que la personne dont on parle a déconné/merdé/exagéré.

D’autres vont renchérir que c’est vrai, que de toute façon, ce n’est pas la première fois, rappelez-vous quand…*Remontée jusqu’aux temps bibliques de la biographie de l’incriminé(e)*.

Là, arrivent ceux qui vont dire que les noirs aiment trop critiquer.

Un autre va renchérir que de toute façon, c’est pour ça que les noirs ne réussissent jamais, que l’on aime pas s’entraider. En ajoutant pour la mille-six-cent-quatre-vingt-huitième fois, que le noir est son propre ennemi.

Le groupe des critiques vont se plaindre que si on avance pas, c’est parce que les noirs ne se servent justement pas de la critique, avec THE phrase clé : « Ce n’est pas parce que c’est un noir qu’on doit accepter n’importe quoi » *Et que ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à caler en l’air*.

Maintenant que le débat est bien houleux, arrivent toujours les spectateurs qui prennent soin de se faire remarquer, en précisant qu’ils rient et tchop leurs aloko/poulet/BH/pop-corns en écoutant tout ça.

Il y a aussi les dérailleurs de conversation, ne les oublions pas, qui veulent changer le sujet trop pas subtilement : « Anyway, quelqu’un connait le chanteur qui a produit le dernier son coupé-décalé/azonto/kizomba/afrobeat là? »

Un perdu dans la masse va essayer de faire le conciliant : ok peut être des fois, c’est exagéré/nul ce que la personne fait, mais c’est quand même une personne noire qui inspire, et qu’il faut donc quand même soutenir. Tout le monde l’ignore.

Les philosophes rentrent dans la danse , des plus simples qui se contentent de sous-entendus éloquents *Hmm hmm, en tout cas…* suivis d’un proverbe (africain de préférence) que seuls eux comprennent, aux plus compliqués qui commencent à vous refaire l’Histoire qu’ils vont lier d’une manière ou d’une autre au débat présent.

Un intervenant corrige les fautes d’orthographe de tous les autres.

Un intervenant opposé commence à se moquer de celui qui corrige les fautes d’orthographe, en disant que de toute façon « Le français est élastique »/ »C’est mon patois? Mouf! ».

Un opposant à l’intervenant opposé corrige les fautes d’orthographe de celui-ci.

Les spectateurs continuent de rire, et se font une note à eux mêmes : sauts de nourriture presque vides, remplir.

Ceux qui sont plutôt pour ou contre continuent à argumenter, jusqu’à ce que les dérailleurs et les philosophes simples finissent à être en nombre suffisamment important pour couper court le débat.

Tout le monde vaque donc à d’autres occupations, jusqu’à ce qu’un couillon  charmant perdu relance le débat avec un nouveau post.

Je vous laisse vous situer dans ce joyeux bordel ;) *S’installe avec son poulet DG* Bye!

PS: Ce texte s’inspire de celui sur le débat sur le végétarisme pour la forme, et quelques idées…
PPS: Le débat « Drogba/Etoo’o » mériterait bien un billet lui aussi…

Advertisements

One thought on “Débat sur la toile sur la réussite des noirs

  1. Ping : La tyrannie de la respectabilité (aka "Respectability Politics") | Ms. DreydFul

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s