Homme Blanc Hétéro* : Le niveau de difficulté le plus faible qui existe

Une autre traduction sur ce blog…Yeah! Je précise que celle-ci a été plutôt rapide, donc elle est sûrement grandement imparfaite. Toute remarque de correction sera donc bienvenue!

Sinon, je suis désolée pour les féministes racisées, ça sera encore un mec blanc (et cis hétéro en plus) ! Je le jure que je le fais pas exprès, mais ce texte est utile, et surtout je répugne fortement avec mes propres mots, à faire cette pédagogie-là…De quoi je parle? Attendez, ça vient! On va parler de privilège. Quand on parle oppression, l’une des premières notions qu’on introduit est celle de Privilège – mot aussitôt haï par la classe dominante. Combien de féministes, d’antiracistes, se sont heurtées à des gens voulant contourner le fait qu’ils ont des privilèges? Beaucoup trop, je pense. Certains se posent la question de comment faire comprendre cette notion sans dire le mot. J’avoue que c’est un débat qui me hérisse alors le poil (bien dru et visible, en bonne féministe que je suis, lol), parce que se soumettre au vocabulaire du dominant, c’est encore une fois reconduire l’oppression.

Donc qui de mieux au final qu’un homme blanc cis hétéro pour faire cette pédagogie? John Scalzi, un auteur américain de science-fiction que j’avoue ne pas connaître, nous propose une analogie de geek intéressante pour comprendre le privilège pour un homme blanc hétérosexuel. Enjoy.

Je réfléchissais à un moyen d’expliquer aux hommes blancs hétéro comment la vie est pour eux, sans utiliser le mot honni « privilège », face auquel ils réagissent comme des vampires à qui on aurait donné à manger de l’ail à minuit. Ce n’est pas que le mot « privilège » soit incorrect, c’est que ce n’est pas leur mot. Quand on les confronte au « privilège », ils bataillent avec le mot même, et brandissent leurs dictionnaires, et trouvent toutes les façons possibles de parler du mot sans parler d’une seule signification de celui-ci.

Voici donc le challenge : comment parler des idées transmises par le mot « privilège » de façon à ce que votre homme blanc hétéro lambda comprenne, sans péter les plombs?

Etant un homme blanc qui aime les femmes, voici comment je ferais:

Les mecs. Imaginez que la vie ici aux Etats-Unis — ou bien sûr, à peu près n’importe où dans le monde occidental — soit un énorme RPG, comme World of Warcraft mais désespérément mondain, où la plupart des quêtes impliquent acquérir de l’argent, des téléphones portables et des donuts, bien que pas toujours en même temps. Appelons ça Le Monde Réel. Vous avez installé Le Monde Réel sur votre ordinateur et vous vous apprêtez à y jouer, mais d’abord vous allez à l’onglet des réglages pour mettre vos codes, bidouiller vos paramètres, et choisir le niveau de difficulté du jeu. Vous y êtes?

Ok : Dans le RPG connu comme Le Monde Réel, « Homme Blanc Hétéro » est le niveau de difficulté le plus faible qui existe.

Cela veut dire que les comportements par défaut de presque tous les personnages non-joueurs dans le jeu sont plus agréables avec vous qu’ils le seraient dans d’autres circonstances. Les barrières pour compléter les quêtes sont abaissées. Tu passes au niveau supérieur plus vite. Tu as automatiquement accès à certaines parties de la carte pour lesquelles d’autres doivent travailler. Le jeu est plus facile à jouer, automatiquement, et quand tu as besoin d’aide, par défaut tu y as plus facilement accès.

Maintenant, une fois que tu as sélectionné le niveau de difficulté « Homme Blanc Hétéro », tu dois encore créer un personnage, et combien de points tu as pour commencer — et comment ils sont répartis — fera une différence. Initialement l’ordinateur te dira combien de points tu as et comment ils sont répartis. Si tu commences avec 25 points, et ton paramètre le plus bas est la richesse, eh bien, t’es en quelque sorte baisé. Si tu commences avec 250 points et ton paramètre le plus bas est le charisme, ben, ça devrait probablement le faire. Garde à l’esprit que l’ordinateur fait en sorte qu’il soit compliqué de commencer avec plus de 30 points ; les gens avec des niveaux de difficulté plus élevés commencent généralement avec bien moins que ça.

Au fur à mesure que le jeu progresse, ton but est de gagner des points, les répartir sagement, et monter de niveau. Si tu commences avec moins de points et surtout moins dans des paramètres critiques, ou choisis mal les capacités à faire monter de niveau, alors le jeu sera quand même difficile pour toi. Mais parce que tu joues avec le niveau de difficulté « Homme Blanc Hétéro », gagner des points et monter de niveau sera quand même par défaut plus facile, toutes proportions gardées par ailleurs, que pour un autre joueur à un niveau de difficulté plus important.

De même, il est certainement possible que quelqu’un jouant avec un niveau de difficulté plus élevé progresse plus rapidement que toi, parce qu’ils ont eu plus de points qu’ils leur ont été attribués dès le départ par l’ordinateur et/ou parce que leurs paramètres les plus élevés sont la richesse, l’intelligence ou la condition physique et/ou simplement parce qu’ils sont meilleurs au jeu que toi. Cela ne change rien au fait que tu joues quand même avec le niveau de difficulté le plus faible.

Tu peux perdre en jouant avec le niveau de difficulté le plus faible. Le niveau de difficulté le plus faible est quand même le niveau de difficulté avec lequel il est le plus facile de gagner. Le joueur qui joue avec le niveau de difficulté « Femme Racisée Lesbienne »? Hardcore.

Et peut être là, tu te dirais bien, hé, j’aimerais un challenge, je veux changer mon niveau de difficulté! Hé bien, voilà le truc :  dans Le Monde Réel, tu ne peux pas déverrouiller de récompenses ou recevoir de bonus en jouant avec des niveaux de difficulté plus élevés. Le jeu est juste plus difficile, et potentiellement beaucoup moins marrant. Et tu dirais, ok, mais si je veux rejouer au jeu plus tard avec un niveau de difficulté plus élevé, juste pour voir comment c’est? Hé bien, voilà l’autre truc à propos du jeu Le Monde Réel : tu ne peux y jouer qu’une seule fois. Donc pourquoi le rendre plus compliqué qu’il ne l’est déjà? Ton but est de gagner le jeu, pas de le rendre plus difficile.

Oh, et encore une chose. Tu te rappelles quand j’ai dit que tu pouvais choisir ton niveau de difficulté dans Le Monde Réel? Hé bien, j’ai menti. En fait, l’ordinateur le choisit pour toi. Tu n’as pas le choix; tu prends juste ce qu’on te donne au début du jeu, et tu fais avec.

Donc, c’est « Homme Blanc Hétéro » pour toi dans Le Monde Réel (et aussi, dans le monde réel): Le niveau de difficulté le plus faible qui existe. Toutes choses étant égales par ailleurs, et quand bien même elles ne le seraient pas, si l’ordinateur — ou la vie — t’assigne le niveau de difficulté « Homme Blanc Hétéro », alors mon frère, tu es plutôt chanceux.

Source : ici

Et pour ceux qui n’ont toujours pas compris, je propose que nous toutes féministes, nous mettions en quête du concepteur du jeu Le Monde Réel, pour modifier le niveau de difficulté de ces messieurs – afin de leur attribuer « Femme Racisée Queer » avec 2 points pour commencer! Attention, pour celles d’entre vous qui ne sont pas intersectionnelles (homo et transphobes, racistes…), vous pourriez les rejoindre! 😉

*Note : On me fait remarquer à juste titre, qu’il n’est pas précisé qu’on parle de l’homme blanc hétéro cis. Comme c’est une traduction, je le laisse tel quel (l’auteur n’est peut être pas sensibilisé à cette question), mais il est bien sûr de mise qu’en tout cas, je choisis d’appliquer ça à l’homme blanc hétéro CIS (cad, non-trans).

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51 thoughts on “Homme Blanc Hétéro* : Le niveau de difficulté le plus faible qui existe

  1. Ping : "Privilège blanc" | Chriss Free Voice

  2.  » On va parler de privilège. Quand on parle oppression, l’une des premières notions qu’on introduit est celle de Privilège – mot aussitôt haï par la classe dominante. Combien de féministes, d’antiracistes, se sont heurtées à des gens voulant contourner le fait qu’ils ont des privilèges? Beaucoup trop, je pense.  »

    Je suis d’accord avec tout ce qui est écrit dans l’article, et pourtant, le mot de « privilège » me chiffonne toujours autant. Sans doute parce que, et c’est bien connu (roulements de tambour et Marseillaise!), l’abolition des privilèges a eu lieu en 1789! Bon, trêve de blague.

    D’un point de vue étymologique, la notion de privilège était avant tout juridique et regroupait des lois qui distinguaient clairement les castes. C’est le sens premier du mot :  » Droit, avantage particulier accordé par une autorité, à une personne ou à un groupe, en dehors des règles communes » (dans le TLF). Or le problème, en l’espèce, c’est que les avantages du mâle blanc hétérosexuel ne sont pas transcrits en tant que tel dans la loi…

    Un autre sens de privilège, « faveur dont bénéficie une personne ou un groupe par suite d’un choix arbitraire, d’une situation ou de circonstances particulières », semble par contre très bien coller à cette situation. Pourtant, je ne peux m’empêcher de trouver que le mot privilège heurte parce qu’il reste, dans l’idée, associé à l’exceptionnel. Or la conformité normative, justement, c’est le contraire de l’exceptionnel! Bon, admettons toutefois la très grande vertu pédagogique du mot, qui est culpabilisant et qui propose une redéfinition de l’espace social à partir de ses marges.

    Je vais continuer à réfléchir à tout ça…

    • Je pense que tu définis bien peut-être le noeud du problème en français avec privilège (à cause d’un renvoi au cadre juridique), mais il est maintenant un mot bien usagé, non restreint au contexte juridique.
      D’ailleurs, dans la 1ère définition, on peut bien imaginer que l’autorité ici (dans le contexte de la discussion sur le racisme), est la société (en tant que somme des individus, et non loi) : chaque individu est entraîné/encouragé à donner + de crédit à 1 personne blanche.
      Le mot privilège convient aussi du fait qu’il permet de stresser le point sur le fait qu’on indique bien un traitement de faveur injustifié (par rapport à ceux qui sont alors en défaveur – et d’où la culpabilisation?), ce que ne permet pas d’exprimer « avantage ».
      Le but de toute façon n’est pas de culpabiliser, mais de faire un constat plus juste.

  3. Ping : Homme Blanc Hétéro* : Le niveau de difficulté le plus faible qui existe | Histoires du Lac

  4. Bravo pour la traduction, c’est un beau travail, mais force est de constater que vous avez une fois de plus choisi un article simpliste surfant sur l’inévitable devoir de repentance de l’homme blanc hétéro d’être né si « privilégié » dans ce monde cruel…

    Pourquoi simpliste ? Parce que si on prend la peine de creuser le sujet cinq minutes et de chercher à sortir de la pensée médiatique dominante actuelle alors on sera peut-être amené à inclure à son analyse les composantes originales suivante :

    – Entre le blanc hétéro né dans une famille d’agriculteurs pauvres de la Creuse, et la blanche lesbienne née à Paris dans le cinquième arrondissement, qui est le plus privilégié ?

    – Entre le blanc hétéro né dans une famille de chômeurs non-qualifiés de l’Est de la France et un maghrébin hétéro fils de cadre à Lyon, qui est le plus privilégié ?

    – Entre le blanc hétéro né dans une famille d’immigré ukrainiens ne parlant pas français, et le noir homosexuel né dans une famille de profs agrégés, qui est le plus privilégié ?

    Les questions que l’auteur de l’article aborde, et que vous avez choisi de traduire, sont à mes yeux du politiquement correct à l’état brut, le degré zéro de la subversion. Le discours rabattu à longueur de journée dans les articles de Clémentine Autin, dans les émissions de Canal +, dans les pages des Inrocks.

    Ce qui m’attriste, c’est que les courants de pensée majoritaires actuels n’ont de cesse de critiquer le « racisme », tout en ne voyant la société qu’au travers du prisme de la « race ». La « race » est leur obsession, elle explique tout, elle justifie tout.

    Au contraire, je pense qu’il faut cesser de considérer ce paramètre comme le seul en jeu. Le milieu social est déterminant, au moins autant que la couleur de peau ou que l’orientation sexuelle. Tant que les seuls éléments qui auront de la valeur à vos yeux seront la couleur de peau et l’orientation sexuelle, alors les mouvances fascisantes xénophobes et homophobes auront de beau jours devant elle.

    Alberto

    • Déjà, je suis obligée de ne pas être d’accord envers le fait que mon choix se porte sur des articles simplistes : le 1er était loin de l’être (beaucoup d’idées, de concepts, et long!)…

      Celui-là, j’en conviens est simpliste. Mais ici, je le publie dans un but pédagogique précis : faire comprendre la notion de privilège (qui sont ici des privilèges sociaux).
      C’est son seul but, ni plus, ni moins.

      Il n’a pas pour but d’étudier toutes les dynamiques d’oppression, et certainement pas dans l’optique de jouer à « Qui c’est le plus opprimé? ». Les questions que vous posez ne sont pas intéressantes en soit, tournées dans ce but. Et elles amènent la question de l’intersectionnalité (Oui, ce n’est pas simple, c’est pas fait pour), outil que je défends dans ce blog.

      Ensuite, vous parlez de subversion (!). Je ne suis pas là pour être subversive, j’essaye d’apporter (et notamment à moi-même) une réflexion sur la prise en compte des différents axes d’oppression (et ici, plus sur la race et le genre).
      En plus, je déteste l’excuse du « politiquement correct » (et les médias que vous citez sont très loin d’être mainstream).
      Pourquoi vous ne vous offusquez pas sur le « politiquement incorrect qui n’en a que le nom et qui n’est que trop convenu »? Avec TF1, Zemmour, C. Fourest et Le figaro? Je ne sais pas dans quelle réalité parallèle vous vivez, mais à l’heure où l’islamophobie fait timidement l’actu malgré les crimes commis, je ne vois pas comment on peut dire qu’on parle trop de racisme…

      Là où je suis d’accord avec vous, c’est qu’en effet, tous les axes comptent : race, genre, sexualité, classe, handicap, âge… A chacun de vérifier ses privilèges s’il en est conscient. C’est ce que je défends, entre autres.

      PS: Plus sur vos questions, si vous lisez l’anglais, l’auteur y a déjà répondu : il voit la question de classe comme les points à répartir sur les paramètres, donc ça ne change rien aux privilèges sociaux qui sont évoqués ici.
      Votre blanc hétéro cis est quasi tjs le + privilégié socialement (seul votre 2e ex a au moins 1 mm balance des privilèges). De par vos exemples, on voit que vous voulez centraliser la question de classe mais elle n’est pas plus centrale que les autres.

      • « Les médias que vous citez sont très loin d’être mainstream »

        Effectivement, si vous considérez Canal + ou les Inrocks comme des représentants d’une pensée audacieuse et novatrice, alors effectivement il sera difficile de trouver un langage commun entre nous.

        Je me contenterai de vous recommander des lectures de Jean-Claude Michéa, ou encore, puisque vous semblez apprécier autant que moi la lecture d’auteurs américains dans le texte, Noam Chomsky. Comme vous pouvez le voir, mes références sont loin de la droite Figaro / Zemmour à laquelle vous semblez m’avoir déjà assimilé !

        Michéa et Chomsky analysent à merveille l’alternance unique (politique et médiatique) ou la fabrication du conscentement (manufacturing consent) actuelle. La fausse opposition TF1 / Canal +, Le Figaro / Les Inrocks en est un formidable exemple.

        Je vous recommande notamment « Le Complexe d’Orphée » de Michéa. Ou encore cette interview disponible en ligne :
        http://blogs.mediapart.fr/blog/poj/241011/jean-claude-michea-lalternance-unique

        Bon courage dans la poursuite de ce blog.

        Alberto

        • Il est vrai que j’ai forcé le trait sur les médias cités (j’ai surtout réagi pour Autain) ^^

          On m’a déjà conseillé Michéa *dans ma pile Lecture*, que je finirais donc par lire 😉 Néanmoins, je remarque que tous ceux qui me le conseillent ont d’abord une orientation « lutte des classes ». J’espère alors qu’ils ont lu à leur tour Angela Davis ;).
          La classe n’est pas le seul axe qui compte.

          Merci de votre retour.

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  8. Preum’s pour commenter!!!! (enfin je crois :p )

    J’aime bien la façon dont ce type décrit le phénomène. Je pense que les concernés n’aiment pas que l’on parle de « privilège » car cela indique clairement qu’ils profitent par défaut, directement ou indirectement, de l’oppression raciste, alors que si l’on parle uniquement de discrimination raciste, tant que eux-mêmes, directement, n’oppriment pas de manière active (du genre: tant qu’ils jettent pas des cailloux sur les Roms -_- » ) ils peuvent libérer leur conscience de faire partie de ce système.

    Sur un sujet relié, j’ai écrit un article sur le sujet de la perception du racisme par les blancs et par les noirs il y a un moment déjà si cela peut t’intéresser

    http://masrwatouness.wordpress.com/2011/05/25/white-establishment-feel-threatened-by-equality/

    • Tu es bien la première! ^^ Ton article est pertinent, je trouve, dans la manière d’analyser la conception même de la discrimination par les différents groupes ethniques. De plus, il est plus factuel (vu qu’on parle stats, malheureusement interdites en France mais qui seraient tellement utiles pour avoir 1 bonne image de la situation). Et qui plus est, la question finale est comme l’intro de celui-ci, lol.
      Je suis tout à fait d’accord avec ton analyse : ne pas parler de privilège permet de ne pas se sentir impliqué en somme. 🙂 Raison de plus pour utiliser ce mot.

      • Dans les faits, il est clair que les privilèges sont toujours des droits arrachés à quelqu’un. Le dominant en perte de suprémacie aura tant intériorisé ses privilèges qu’il les confond avec des droits naturels. La sensibilisation à cet état de fait est donc nécessaire. Par contre – et c’est là que mon raisonnement bute – quelle est l’étape d’après? Le mec blanc hétéro se rend compte de ses privilèges… et après??

        • Bonjour, c’est la 1ere fois que je poste sur ce blog, j’ai trouvé l’article intéressant même si je trouve qu’il aurait été beaucoup plus court de dire tout simplement : « toutes choses égales par ailleurs, les blancs sont favorisés par rapport aux noirs » (et idem pour les hommes/femmes, hétéros/homos etc…).

          En revanche je ne suis pas d’accord avec le terme « privilège », comme le dit masrwatouness, un privilège est un droit créance, c’est a dire un droit accordé a une personne au détriment d’une autre. Pourtant contrairement a lui je ne vois pas en quoi les avantages qu’ont les blancs par rapport aux noirs seraient aux détriments des noirs, sauf a supposer que la richesse soit un gâteau de taille fixe qui se partagerait entre tous, et non pas un gâteau que chacun pourrait contribuer a faire grossir pour en augmenter sa propre part. Ou alors il faudrait prouver que les thèses marxistes sont vraies, mais en l’état actuel des choses on ne peut rien prouver ni infirmer.

          Bref, on pouvait parler des privileges a l’époque ou les noirs militaient pour l’égalité en droit mais de nos jours les blancs et les noirs ont les memes droits, ce terme est donc obsolete.

        • Bonjour,

          La discussion sur le terme « privilège » est une discussion creuse.
          Je trouve juste marrant que vous ayez plutôt un point de vue capitaliste et que vous réfutez alors ce terme, alors que nombre de « marxistes » l’ont réfuté pour d’autres raisons.

          Dans tous les cas, je trouve ça juste plutôt marrant cette énième polarisation autour de ce terme venant de positions pourtant adverses sur la question économique (le libéralisme – « le gâteau qu’on pourrait tous faire grossir » – est tout autant une idéologie que le marxisme, mais ça serait trop vaste d’en débattre ici).

          Il faut comprendre que l’usage du terme « privilège » ici exprime un point de vue du dominé au fait d’une situation RÉELLE : Si les blancs sont mieux traités que les noirs, c’est forcément au détriment de ceux-ci puisqu’ils doivent être traités également.

          Nous avons peut être les mêmes droits en théorie mais en réalité, ce n’est pas toujours le cas. Encore une fois, la théorie n’est pas le réel. Si ça l’était, nous n’aurions pas plus de problèmes à nous loger, à travailler, à être considéré comme humain, bref à vivre, tout ça parce que nous avons plus de mélanine.

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