Orange Is The New Black : essai d’une critique sur la 1ère saison

Si vous êtes fan de séries télévisées, vous n’avez pas pu passer à côté de la sortie de celle-là. Orange Is The New Black (littéralement, Orange est le nouveau Noir) est l’une des séries en vogue, sujet presque raconté par toutes les bouches. Je ne vais donc pas vous dire qu’il s’agit de l’histoire de Piper, femme typique WASP, qui se retrouve en prison pour avoir trempé par complicité dans le commerce de drogues dans sa jeunesse, entichée d’une dealeuse lesbienne. Je ne vous dirais pas non plus qu’elle y rencontre des co-détenues « hautes en couleur » qui lui feront changer de perspective.

Bref, Orange Is The New Black (ou OITNB pour les intimes) semblait bien intéressant sur le papier, mais j’avais des réticences à regarder. Pourquoi? Parce que j’avais lu des critiques, critiques qui soulignent de nombreux problèmes au sujet bien sûr des questions d’oppression. Cependant, j’ai surmonté ces apriori, et dévoré cette première série. Et j’ai vraiment adoré la série. Vraiment.

Néanmoins, je trouve quand même important de vous rapporter tous les points importants soulevés par les nombreuses critiques en anglais (dont vous pourrez retrouver une sélection à la fin de cet article), et avec lesquels je suis en accord *Malgré la fabulosité de la série*

Piper en tant que personnage principal

Comme je disais donc, cette série est géniale : elle passe le test de Bedchel haut la main, a plusieurs personnages de couleur bien développés et intéressants, permet de se rendre compte de la cruauté du système carcéral américain. Cependant, le premier point qui énerve vraiment est l’utilisation de Piper comme point d’entrée dans le monde de la prison, et en tant que personnage principal. Je ne vous cache pas qu’à titre personnel, je n’accroche pas du tout au personnage de Piper et son histoire, il est ennuyeux au possible, et vous souhaitez presque (on apprécie tout de même qu’il soit là pour souligner le privilège blanc) qu’on le supprime. La plupart des critiques ci-dessous sont assez d’accord là-dessus, deux étant particulièrement virulentes là-dessus (sources 6 et 7). Comme cité dans l’article de Feminist Griote(6), Jenji Kohan le créateur de la série avoue ceci :

“In a lot of ways Piper was my Trojan Horse. You’re not going to go into a network and sell a show on really fascinating tales of black women, and Latina women, and old women and criminals. But if you take this white girl, this sort of fish out of water, and you follow her in, you can then expand your world and tell all of those other stories. But it’s a hard sell to just go in and try to sell those stories initially. The girl next door, the cool blonde, is a very easy access point, and it’s relatable for a lot of audiences and a lot of networks looking for a certain demographic. It’s useful.”

« De plusieurs manières, Piper était mon cheval de Troie. Tu ne vas pas aller vers une chaine télé et leur vendre une série sur les histoires réellement fascinantes de femmes noires et latina, de vieilles et de criminelles. Mais si tu prends cette fille blanche, cette sorte de poisson hors de l’eau, que tu suis, tu peux ainsi agrandir ton monde et raconter toutes ces autres histoires. Mais c’est un coup difficile que d’y aller et de vendre seulement ces histoires. La fille d’à côté, cette blonde cool, est un point d’accès très facile, une grande partie de l’audience peut s’identifier à elle et c’est pertinent pour des chaines cherchant à atteindre un certain type d’audience. C’est utile. »

Comme l’énnonce Feminist Griote, il est vrai que présenter les choses ainsi centre effectivement l’histoire sur une perspective blanche, et perpétue l’appropriation des femmes de couleur que ça crée – critique aussi approuvée par Mohadesa Najumi (source 8).

Je suis assez d’accord avec cette critique, mais je trouve que ce procédé tient malheureusement aussi de la pratique à se compromettre face à un système raciste qui s’intéressent plus aux expériences blanches que celles des non-blancs, et on peut aussi faire valoir (comme on me le disait sur Twitter) que sous ce parti pris, OITNB permet de souligner le privilège dont jouit Piper et d’avoir une réflexion aussi au travers de celui-ci (jurant avec les obstacles que doivent surmonter ses co-détenues), comme le souligne très bien la critique de Reality Check (source 1).

Maintien de stéréotypes racistes et examen des privilèges

On peut noter malheureusement la présence de nombreux stéréotypes racistes (qu’on nuancera par la suite). Feminist Griote (source 6) note de façon troublante, comment les femmes noires parlent fort, sont agressives, et les comiques de service (et que Miss Claudette, la vielle femme noire vétéran est le prototype de la mamma sévère immigrante), les latinas sont hyper-sexualisées, ayant plein de bébés, et utilisant leur sexualité comme moyen de pression/défense, et la seule femme asiatique de la série est muette! A titre personnel, il y a aussi le fait que Sophia Burset (en tant que femme trans*) soit la coiffeuse un peu maniérée (à la façon de l’homme homosexuel) qui m’a fait un peu tiqué, d’un point de vue raciste et transphobe.

Mais encore, j’ai aussi remarqué *mais c’est peut-être juste mon impression* que des fois, les stéréotypes sont évoqués comme pour être mieux moqués et attirés l’œil sur un racisme plus profond.

[Spoiler] Pendant, l’épisode 6 « WAC Pack », les détenues doivent se préparer pour élire des représentantes, chargées de porter des doléances au garde Healy, et on a cette scène iréelle, où chaque groupe racial parle entre-soi sortant les plus gros stéréotypes possibles : les latinas parlent des fameux gros appendices noirs, les blanches se moquent des latinas et des noires, et ces dernières imitent les discours policés des blancs (Un discussion entre Poussey et Taystee, deux femmes noires très complices, qui m’a fait bien rire *J’avoue*). La scène est tellement grossie que je n’ai pas réussi à la prendre au sérieux. Cependant, en prêtant un peu plus attention, on peut voir comment la hiérarchie raciale est respectée selon qui est le sujet de moqueries, et comment la moquerie de Poussey et Tystee est en fait dirigée vers le privilège blanc possédée par les femmes blanches. D’ailleurs, la source 1 revient aussi sur cette scène satirique très intéressante, pour plus de détails. [/Spoiler]

D’ailleurs, la critique féministe de Katherine (source 5) attire l’attention sur comment les stéréotypes peuvent être jouées par les non-blancs, tout simplement parce que souvent, il s’agit de se plier à ce qu’on attend de soi pour éviter plus grand malheur, notamment au travers du personnage de Taystee.

[Spoiler] Taystee est une enfant pupille de l’état incarcérée pour la première fois dans sa jeunesse. Lors des élections des représentantes des détenues, elle revendique du poulet frit pour les femmes noires. On peut y voir alors la reconduite d’un stéréotype raciste, mais le personnage de Taystee incarne justement une certaine finesse : elle sait qu’elle vit dans un monde oppressif, et que des choses sérieuses ne leur seront pas accordées (qu’aller contre les stéréotypes n’apportent pas forcément quelque chose). C’est Taystee encore qui expliquera doctement que cette histoire d’élections n’est qu’une farce, et qu’elles n’ont qu’à se contenter des donuts proposés par le garde Healy, pour les corrompre. L’histoire de Taystee est super intéressante, car elle finira par sortir de prison, mais y retournera parce que comme elle l’expliquera à son amie Poussey, il n’y a rien pour elle dehors : accès au travail impossible, donc pas d’argent, et donc pas de nourriture et de toit. Elle ajoute encore que toutes les personnes qu’elle connait sont « soit mortes, soit pauvres, soit en prison ». Il ne semble qu’il n’y a pas d’autres endroits autres pour elle que la prison « où au moins il y a un repas, un lit pour dormir, et des amies ». Son histoire permet de souligner un peu la différence de privilèges entre quelqu’un comme elle et le personnage principal, Piper. [/Spoiler]

La critique de Reality Check (source 1) va un peu plus loin sur les différents obstacles rencontrés par Taystee et les autres femmes noires, et comment leurs préoccupations diffèrent : pour elles, il s’agit souvent de naviguer envers les diverses attentes qui leur sont imposées pour s’en sortir le mieux possible. Ainsi, lorsque Taystee doit plaider son cas à la commission disciplinaire, ses camarades noires essayent de lui conseiller à quoi elle devrait ressembler et comment elle devra agir selon les personnes présentes dans le panel. De cette conversation, il ressort que ni les femmes blanches, ni les hommes noirs, ne sont vraiment des alliés, et que le meilleur pari pour Taystee serait de jouer « la meilleure amie noire d’une blanche dans un film », selon Sophia. Pour citer l’article, cela signifie « représentant aucune menace, respectable, et connaissant sa place. »

Et la classe alors?

Je pense que seule la critique de Yasmin Nair (source 2) aborde en détail ce point, et c’est vrai que c’est assez frappant. Finalement, l’angle de la classe est peu abordé dans OITNB, et là où on pourrait se dire que quelque chose aurait pu être fait, c’est avec le personnage de Tiffany Dogget, aka Pennsatuky.

Mais non. Comme explique Yasmin, la seule blanche vraiment pauvre doit être la « méchante ». Dans OITNB, on éprouve aucune sympathie pour ce personnage qui est raciste, homophobe, et complètement obnubilé par sa foi en Dieu. Il est vrai que moi-même, j’arrive à plaindre Piper de la subir *Et pourtant, Piper m’horripile*. Yasmin nous explique qu’ici, OITNB ne fait rien de neuf et de progressiste, en dépeignant les blancs pauvres, les laissés-pour-compte du Grand Rêve Américain, comme les pires des pires, sans jamais expliciter le contexte de leur oppression – le capitalisme – qui cultive souvent leurs haines d’autres minorités.

Pour conclure : une série à suivre de près!

Finalement, qu’est-ce qu’il faut retenir de cette 1ère saison de OITNB? Personnellement, malgré toutes les critiques adressées (encore que je n’ai pas vraiment détaillé celles portant sur les questions lesbiennes), j’attends impatiemment la saison 2. Je reste assez positive, sur la note de la critique 4. On se lie facilement aux personnages de cet univers carcéral, et le final (promis, je dis pas grand-chose) ne peut que se faire se poser des questions sur le devenir de Piper, après cette débâcle spectaculaire pour elle. Je pense que la série reste sûrement l’une des plus intersectionnelles qui nous ait été donné à voir, et j’espère qu’elle évoluera encore mieux.

 

Sources EN – Pour aller plus loin :

[1] Questions de race et d’identité et comment la réalité de blanche privilégiée (et le racisme inconscient) de Piper est expliqué au travers notamment de sa relation au garde Healy et son interaction avec Taystee : http://rhrealitycheck.org/article/2013/09/03/orange-is-the-new-black-and-how-we-talk-about-race-and-identity/

[2] Où on nous explique pourquoi la série mérite A sur les questions LGBT, C sur la race, F sur la classe : http://inthesetimes.com/article/15311/white_chick_behind_bars/

[3] Un résumé d’Autostraddle sur les principaux points de critiques : http://www.autostraddle.com/orange-is-the-new-black-7-things-we-should-talk-about-186228/

[4] Une critique positive sur les points forts de la série : http://kayfil.wordpress.com/2013/08/11/orange-is-the-new-black-setting-a-new-standard-for-feminist-tv/

[5] Un excellent point d’attention sur comment les stéréotypes répercutés sur les femmes noires sont une manière d’attirer sur une image plus globale du racisme – Focus sur le personnage de Taystee *que j’adore personnellement* : http://maxwellsdemoniac.wordpress.com/2013/08/22/a-hymn-to-taystee-on-racist-stereotypes-in-orange-is-the-new-black/

[6] Une critique refusant d’adouber la série par principe, à cause du profit tiré par l’autrice du livre sur lequel est basée la série, validant encore le racisme par une perspective blanche : http://www.thenation.com/blog/175786/white-new-white#

[7] Critique d’une féministe noire sur les stéréotypes évidents des femmes de couleur et de l’utilisation de Piper pour pouvoir parler des autres : http://thefeministgriote.com/orange-is-not-the-new-black/

[8] Critique générale dans The Feminist Wire par Mohadesa Najumi, notant les nombreux points problématiques dont une focalisation sur l’appropriation des femmes de couleur :  http://thefeministwire.com/2013/08/a-critical-analysis-of-orange-is-the-new-black-the-appropriation-of-women-of-color/

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11 thoughts on “Orange Is The New Black : essai d’une critique sur la 1ère saison

  1. Ping : Séries TV | Pearltrees

  2. J’ai adoré la première saison. Les pesonnages sont attachants et le réalisateur a fait en sorte qu’on apprend même à aimer ceux qui apparaissent comme des «méchantes» détenues, au début.

    Mais aussi, c’est la touche de comique, juste assez bien dosé.

    Le hic, c’est que je viens de décrocher à la 2e saison. Trop répétitif, long et on fini par réaliser que sa ressemble plus à une ambiance d’école secondaire que de prison. Bref, sa s’adresse à un plublic 16-20 ans à mon avis. Mais bon, comme je l’ai dit, ¸va m’a plus pendant plus d’une saison!

  3. Il y a une série qui s’appelle wentworth sur une prison de femme aussi.La rentrés dans la série se fait aussi par l’intermédiaire d’une femme blanche. Si tu as l’occasion d’y jeter un coup d’œil et de donner ton avis!

  4. Ping : Le Majordome : un film politique antiraciste? | Ms. DreydFul

  5. J’ai vraiment adoré la série, ça change de ce qu’on peut voir et ça apporte des messages chouettes et positifs (mis à part les quelques reproches qu’on peut faire). C’est rare de voir une série originale comme aussi bien menée et originale prendre autant d’ampleur.

    Mais j’ai aussi été gênée par les différents clichés racistes… Entre tout ce que tu as cité il y a aussi Red, la Russe qui tient sa cuisine d’une main ferme (c’est une Russe oh faut pas déconner, ils sont tous tarés et autoritaires là-bas: *ironie*). Concernant Sophia j’avais aussi tiqué sur le fait que comme par hasard la transexuelle (ou le? je ne sais pas quel pronom employer) vue comme un homme efféminée tienne le salon de coiffure de la prison (ce qui est dommage parce que son histoire avec son fils et sa femme est très intéressante).
    Après concernant l’histoire des Noirs et du poulet frit, j’ai plutôt l’impression que c’est tourné en dérision. Déjà par les Noires elles-mêmes (elles s’approprient le cliché pour qu’on ne leur ressorte pas à la figure) mais il y a aussi une scène où Piper parle à Red et lui dit quelque chose du genre « les Noirs raffolent du poulet frit » et Red lui répond « fais gaffe, là c’est toi qui est raciste » (faudrait que je revoie la série, mais il me semble que c’est dans l’épisode du poulet). Voilà c’est mon ressenti bien entendu !

    Concernant la biphobie de Piper, j’ai trouvé aussi qu’elle était très vite déconstruite. Déjà parce qu’il me semble que toutes les autres filles aiment lui rappeler son histoire avec Alex (du genre « te fous pas de nous, c’est pas une passade, on le sait très bien »), mais aussi *spoiler* par le fait qu’elle recouche avec Alex: là Piper et le spectateur ont la preuve que ce n’est pas qu’une « passade », un truc qu’il faudrait cacher. Piper est bel est bien bi, et le fait d’avoir oublié son ancienne petite amie et de s’être (presque) remariée avec un homme ne change rien à tout ça. En gros j’y ai vu le message « même si tu te persuades que tu n’es plus bi, tu l’es toujours, même 10 ans après ».

    Sinon, présenter le personnage principal comme une femme blanche, je comprends que ça puisse déranger (il y a tellement de personnages carrément plus chouettes que Piper dans cette série) mais j’y vois aussi un intérêt. C’est l’histoire de la petite bourgeoise blanche avec sa vie rangée qui finit par basculer dans un univers complètement différent avec des gens également différents. Du coup, ça peut déconstruire tous ses « a priori », tous les clichés qu’elle a assimilés en tant que femme blanche (même si à la base elle n’est ni homophobe ni raciste il me semble)… Enfin je ne sais pas si je m’exprime très bien, mais je vois un petit avantage au fait que l’héroïne soit Piper (mais là encore si on pouvait suivre l’histoire à travers n’importe quel autre personnage ce serait super, c’est d’ailleurs un des reproches qui a été fait à cette série: le personnage « vide » de Piper).

    C’est clair que la série a quelques défauts, du plus insignifiant au plus gênant. Mais je trouve ça génial de voir une série aborder autant de thèmes différents (racisme, homosexualité, transsexualité etc), même maladroitement. C’est un début, et c’est vraiment géniale pour une série qui a une grande influence!

  6. Ping : TV Series | Pearltrees

  7. Merci pour cet article.
    J’ai detesté Pipper et je la déteste toujours autant : c’est vraiment, la petite femme blanche bourgeoise cis hétéro qui n’a pas assumé un seul instant avoir été bie (je trouve ce passage horrible où elle dit que c’était « une passade », biphobie classique). Pennsatuky m’a tellement insupporté mais je l’ai vu plus suprémaciste que raciste, elle vante véritablement le « white power » et « white proud », je la trouve violente, dangereuse, je n’arrive pas du tout à avoir de sympathie pour elle.
    C’est intéressant ce que tu dis sur les groupes de femmes comme les latinas et la sur sexualisation, les femmes noires qui sont bruyantes, aiment le poulet fris (j’ai tiqué là dessus) mais je n’ai pas réussis à voir si c’était dénonciateur, un cliché facile ou du racisme bête pour marquer les différences en fait.
    Je trouve la série super intéressante aussi sur les violences entre meufs et lesbiennes. Tu remarques qu’en général les gouines blanches couchent entre elles sauf quand Pipper est « mariée ».
    D’ailleurs, le personnage de Suzanne « Crazy Eyes » m’a vachement gênée : on dirait la « crazy lesbienne » qui fait vivre des violences à Pipper et est hyper validiste finalement pour la série (elle est folle + noire + lesbienne : sérieusement ?!)
    Par contre, Suzanne a un très bon propos sur l’esclavagisme quand les meufs sont dans l’atelier et doivent bricoler (je ne sais plus l’épisode)

  8. j’ai adoré la série que j’ai regardé en une seule fois, épisodes back to back (je suis insomniaque, ça aide..) 🙂
    des moments (rares) de comédie et des moments incroyablement forts avec mention spéciale pour Uzo Aduba (Suzanne « Crazy Eyes »).
    Juste un truc, la présence de Piper est tout de même normale et importante puisqu’elle est existe et inspirée de l’autobiographie de Piper Kerman….
    Il y a quelque part sur le net un interview tv d’elle qui raconte en détail son interaction avec des femmes d’autres milieux sociaux etc et c’est très intéressant.

    • C’est vrai que je n’ai pas abordé le personnage de Suzanne (qui est un sacré personnage…Love it too), où il y aurait sacrément à dire…

      Pour la présence nécessaire de Piper importante, hmm…Je ne sais pas. Je comprends qu’il s’agit de l’autobiographie de Piper Kerman, mais voilà on aurait pu faire cette série sans se baser sur l’autobiographie de Kerman.
      C’est l’argument défendu par la critique 6 *assez véhémente, je dois dire*. Il fait un parallèle avec l’histoire de Assata Shakur, ayant fait de la prison dans une prison d’hommes, et qui a sorti une biographie elle aussi.
      Et comme pointe l’autrice, il n’est pas intéressant de relater son histoire, à elle…Donc, je suis sûre qu’on aurait pu trouver d’autres autobiographies ou histoires que celles de Kerman. Pourquoi elle?
      Parce qu’elle a le privilège qu’on s’y intéresse. Ça prouve encore une fois le privilège : seule elle a le luxe du mauvais moment en prison à passer, qu’elle peut même rentabiliser par la suite (via une autobiographie, et une série). Et on s’y intéresse, parce qu’il faut encore une validation blanche à une expérience largement non-blanche : dommage.
      Je vais essayer de retrouver l’interview dont tu parles, mais dont j’ai un peu peur, selon sa présentation de l' »autre »…

  9. Oh je te kiffe trop merci ! J’ai lu le début et je sens que je vais dévorer le reste. Sur l’entrée par le personnage blanc, on peut faire la même critique pour OZ, la super extra série carcérale masculine où on commence avec un petit avocat blanc qui va en taule.

    Sinon moi là, j’avais envie d’écrire sur The Wire, Homeland, en détail, mais pff….trop trop d’énergies ça demande…!

    • Merciii! Je ne connaissais pas OZ, du coup je vais checker. Sinon, tu as pensé quoi toi-même de OITNB? C’est vrai que ça m’a demandé plus de temps que prévu de faire ce travail sur OITNB, et je pense pas trop faire d’article dans cette catégorie (gros travail!).^^

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